Transition écologique : à quelle hauteur sont les enjeux ?

Salvador Juan, professeur de sociologie à l’Université de Caen, le disait au cours d’un débat que j’ai animé sur la transition écologique pour le magazine de la Fédération des Parcs naturels régionaux : “Depuis 40 ans qu’existent des politiques de l’environnement, les indicateurs biologiques : déclin de la biodiversité, déclin des ressources et changements climatiques sont tous dans le rouge et les courbes ne s’inversent pas […] Ce que font les Parcs est important, mais absolument pas à la hauteur des enjeux”.

C’est quoi la bonne hauteur pour les enjeux ? Les Parcs expérimentent une nouvelle façon écologique de vivre, ils créent des Scic pour les filières bois, favorisent l’agriculture biologique, les circuits courts et les produits locaux dans les cantines, ils se font des plans climat territoriaux, promeuvent un urbanisme économe en terres agricoles, entretiennent la biodiversité, rénovent le patrimoine avec des matériaux locaux et naturels, etc. Ils couvrent 20 % du territoire et servent d’exemple pour tous les autres. Moi-même, je composte, je pompe pour arroser, je trie mes déchets, j’évite les emballages, j’adhère à une AMAP, je ferme les lumières quand je sors et les robinets quand je n’ai plus soif. Et je ne suis pas tout seul !

Alors, à quoi ça sert les toilettes sèches, si c’est pour crever de chaud dans 50 ans quand même ? Tout cela est-il dérisoire ? La destruction de la planète est-elle inéluctable, malgré tous nos efforts ? Est-ce qu’on nous amuse avec l’écologie ? Il faudrait peut-être nous répondre ! Ou chercher la solution nous-mêmes ?

Il y a bien une piste : ceux qui se gavent de pétrole pour camions, de kérosène pour avions, d’uranium pour s’enrichir, de centrales au charbon, de palmiers à huile, de nappes phréatiques pour le maïs qu’ils exportent, est-ce qu’on les laisse faire ? La réponse est évidente : “Ben, non !”.

Hé bien voilà ! On commence quand ?