J’AI DES AMIS QUI N’Y CROIENT PLUS

Mes amis les plus chers, ceux de ma génération — nous avions 20 ans en 1968 — que je rencontre régulièrement, avec qui je passe les samedis soir, sont comme moi, de la classe moyenne plus ou moins intellectuelle, cultivée, enseignants en retraite, auditeurs de France Inter, Abonnés à Télérama. Ils ont chacun environ 2 000 euros de pension ou de salaire, une petite maison, de quoi la chauffer, une cave avec des bons vins. Les messieurs font la cuisine, et ils vont au théâtre, au cinéma, aux concerts de jazz, dans les salles subventionnées près de chez eux. Ils ont une voiture et un peu de sous de côté. Ils ont donc le temps et l’argent pour faire ce dont ils ont envie.

Ils se disent tous « de gauche », bien entendu, et pourraient donc militer pour un projet nouveau, vraiment enthousiasmant, utopique mais concret, de quoi réenchanter la vie et la politique. Ils savent que les pauvres sont toujours plus nombreux et toujours plus pauvres, que les riches sont toujours plus riches. Ils savent que c’est profondément injuste, se doutent bien que cela ne peut pas continuer comme ça éternellement et que la planète, de toute façon, ne le supporte plus.

Mais beaucoup — pas tous, c’est vrai — ont renoncé aux utopies de leur jeunesse. Ils parlent beaucoup de politique mais continuent à voter pour ceux de leurs copains qui, depuis 1981, sont aux manettes, localement ou nationalement. Mais ils n’ont pas de grand projet qui les mobiliserait. L’utopie révolutionnaire, pour eux, ce n’est plus possible. « Ca ne marchera pas ». Et s’il faut choisir entre la peste et le choléra, ils n’iront pas voter, et puis voilà, ça ne sera pas de leur faute. Ils laissent tomber.

Sauf que les chômeurs pauvres, les ouvriers délocalisés, les mal logés, les intérimaires, les CDD à répétition qui ne peuvent plus se chauffer l’hiver, les mères célibataires en galère, avec un boulot à temps partiel à 25 km de chez elles, les jeunes qui pédalent 60 heures par semaine pour livrer des pizzas à 3,5 € de l’heure (C’est moderne !), les infirmières en dépression, les facteurs de 63 ans les guiboles en compote, les vieux au minimum vieillesse obligés d’héberger leurs enfants de 40 ans qui n’ont toujours pas de boulot, tous ceux-là qui sont dans la galère, si on leur demande s’ils sont « de gauche », ils vous rient au nez, aujourd’hui, et ils passent leur chemin. Ils n’ont plus le temps de parler politique, ils n’ont plus le droit de se syndiquer, ils ont le droit de la fermer, point.

Moi le naïf invétéré, j’essaie de faire comprendre aux uns et aux autres, qu’ensemble, on serait majoritaires. Que tout est possible et qu’il faut en profiter tant qu’on a encore le droit de voter. Mais je peine à convaincre et ça me fait mal !

18 réflexions sur “ J’AI DES AMIS QUI N’Y CROIENT PLUS ”

  1. Ben alors, mon Jean-Luc, t’as pas le moral? C’est vrai qu’on est pas de la même génération, je suis de celle d’avant, celle qui a connu la guerre…alors je suis définitivement européen pour éviter ça à nouveau!
    Notre problème aujourd’hui, c’est que notre avenir proche nous est devenu complétement inconnu, les choses changent tellement vite qu’on n’a plus aucune vision sur l’avenir. Il est loin le temps où il suffisait de regarder son propre père pour connaître son propre avenir. Et c’est ça qui fout le brin! On a peur! Et la peur a toujours été mauvaise conseillère. Alors il faut réapprendre à vivre, au jour le jour, avec quelques bonnes valeurs fondamentales: faire vivre par exemple, au quotidien, la liberté, l’égalité, la fraternité car ça reste toujours des objectifs à atteindre!
    Amicalement.

    1. Cela m’embête de laisser croire que je n’ai pas le moral. J’ai, au contraire, un moral d’enfer qui me permet de ne pas croire que tout va se faire facilement tout de suite et donc de ne même pas être déçu si ça ne se passe pas comme je le voudrais.
      L’utopie que je porte depuis plus d’un demi-siècle vient de loin et ne va pas s’arrêter à une élection fût-elle déterminante.
      Une petite pensée pour Louise Michel, Rosa Luxembourg, Eugène Varlin et les autres ! Est-ce qu’ils avaient le moral ou pas ? Et cela importe-t-il ?

    2. Veuillez m’excuser de me mêler de ce qui ne me regarde sans doute pas.
      L’Europe, l’Europe, … en sautant comme un cabri. Il faudrait être fou ou malade pour ne pas s’opposer au retour des conflits atroces qui ont ponctué le 20ème siècle. Ceci dit il faut considérer la réalité concrète d’une Union Européenne qui refuse les harmonisations sociales et fiscales et prône au niveau individuel la concurrence (le conflit d’intérêt) de tous contre tous. Si l’on ajoute que pour tenter de sauver cette construction idéologique on propose d’accroître les dépenses militaires, je pense que le seul candidat qui défend à la fois la paix civile et internationale est JLM.

  2. Juste un peu plus jeune, j’ai trouvé où puiser de l’espoir, car sans espoir on est mort. C’est le mouvement des Citoyens, avec actuellement Alexandre Jardin comme candidat, porté par des milliers de gens qui agissent, veulent agir, veulent encore croire aux lendemains qui chantent. Nous les retraités qui avons le temps nous avons laissé faire certains hommes de pouvoir, à tous les échelons et pas seulement au plus haut niveau. Notre vie tranquille et confortable nous a ramolli. Le résultat n’est pas terrible pour les générations qui nous suivent. Si à 20 ans, je ne me sentais pas responsable de l’état de la société, aujourd’hui je reconnais ma part et veux corriger mes erreurs. Nous avons la chance d’être dans un pays encore riche, encore en pays. Le gâteau est mal partagé mais sur le terrain, loin des medias qui jouent le jeu des extrêmes, il se passe plein de belles choses. Alors, oui, restons naïfs et optimistes et relevons les manches et la voix pour faire entendre un autre discours

  3. eh oui, Jean-Luc, je n’y crois plus non plus. je suis un peu plus jeune, encore en activité pour 5, 6 ou 10 ans (ce sera en fonction des nouveautés en la matière), mais c’est depuis 1983 que je n’y crois plus. Que je votre contre et non plus pour.

    Et là, franchement j’ai les jetons ! oui, je le dis simplement : j’ai peur du 2nd tour. Après le Brexit et Trump, Le Pen ? Quand je vois autour de moi le nombre de gens qui disent (aujourd’hui) qu’ils n’iront pas voter (ou voteront blanc, au bout du compte c’est pareil), j’ai vraiment les jetons !

    et que fera-t-on le 8 mai ? avec Le Pen et l’état d’urgence dans les mains ? On descendra dans la rue ? je n’y crois plus ! On rectifiera avec les législatives ? c’est risqué et bien incertain !

    Mais le pire c’est que j’ai peur, mais je ne sais toujours pas ce que je ferais au 1er ni au 2e tour !

    Mais j’irais voter, c’est sur : je voterais pour le candidat le plus à même de gagner contre Le Pen, quel qu’il soit ! je ne veux pas me réveiller en sueur le 8 mai !

  4. Je me suis retrouvée dans cette chronique…J’ajoute que la déception se double de la stupéfaction quand ces mêmes amis ont pour seul argument : « j’aime pas Mélenchon, il a trop d’ego »….

  5. Bonjour Jean Luc,

    Merci de ce courriel collectif.
 Ce que tu expliques tu n’es pas le seul à le ressentir. Il y a en effet une “nébuleuse” d’ami-e-s que nous avons connu en la période 70-90 et qui sont restés de “sympathiques” “sociaux démocrates”, doublés d’indécrottables eurobéats. Mais la lutte des classes est toujours bien présente et la classe dominante prends sa revanche sur le salariat à travers des trompe-l’œils et miroirs aux alouettes, qui s’appellent justement, Europe et social-démocratie.
    Cette croyance dans l’Europe qui sauve est lié à des médias qui rabâchent toujours les mêmes mantras. La solution est d’inciter les gens à fermer radios et télés et d’aller lire des livres ; des petits livres pas chers qui en disent long sur la déréglementation des marchés financier et le salmigondis néolibéral ; je site : 3 de Frédéric Lordon, “Et la vertu sauvera le monde”, “Jusqu’à quand?”, “D’un retournement l’autre” ; de François Chesnais je recommande, “Les dettes illégitimes” ; il y aussi “Le manifeste des économistes atterrés”, et par les mêmes, “20 ans d’aveuglement”, “changer d’économie” ; ”Le marché transatlantique”, “Les multinationales contre la démocratie” de R. Cherenti et puis le Hareng de Bismarck de JLM bien sûr… et bien d’autres…
    Bref un quantité importante de petits recueils pas chers et qu’il est facile de retrouver dans les étages des bonnes librairies comme celle de la rue J D’Arc à Rouen… deuxième étage… Mais ou il faut faire un effort et sortir de la religion européenne.
    Par ailleurs, il y a une confusion entre le libéralisme économique sauvage et débridé et les “libéralités” des “lumières”, en gros, le mariage pour tous, l’abolition de la peine de mort, le droit à l’IVG, le planning familiale, le droit à mourir dans la dignité, la laïcité et quelques autres bonnes choses qui font consensus mais qui n’ont rien à voir avec les joies de la financiarisation débridée. Car les libéralités capitalistes n’ont, elles qu’un seul projet, la destruction et la privatisation des services et des entreprises publics, la ventes à la découpe des entreprises privées exigées par l’actionnariat, sous bénédiction d’une Europe devenue ultralibérale, et pour finir la désagrégation des peuples et nations qui font le ciments de l’universalité humaine adversaire de la classe dominante et possédante du capital?
 Nous avons affaire à une croyance parée d’une pseudo-science économique qui s’oppose à une classe dont la conscience s’est diluée dans le consensus mou et servile du salariat, endormi sur ce qu’elle pensait comme définitivement acquis.
    La réveiller, cette classe salariée, c’est notre tâche et cela n’est pas chose facile il est bien vrai…
Bien cordialement à toi Jean Luc et à samedi prochain…
GP

  6. Bonjour,

    J’aime bien votre chronique.
    Moi, l’espoir je l’ai retrouvé auprès des jeunes gens en lutte aujourd’hui, dans les territoires reculés de « notre ex douce france »! Ils sont partout, à NDDL, à SIVENS, à ROYBON, à GONESSE, à BURE! Stigmatisés très souvent, la cible préférée des GM, l’ennemi intérieur! ils se battent pour le bien commun, les zones humides, les salamandres, les campagnols, la patchamama, des rapports humains moins cons, plus horizontaux, moins liberticides, ils sont jeunes, précaires parfois, souvent très cultivés, ils sont l’avenir, ils annoncent les mutations le combat contre une trans-humanité sans âme et une Humanité régénérée. Il faut les soutenir, les rejoindre! Sinon il y a non assistance à jeunesse en danger!

  7. erratum
    je voulais écrire:
    « ils annoncent les mutations, le combat entre une trans-humanité sans âme et une Humanité régénérée en conscience et en liberté. « 

  8. Je partage bien des avis … et même si j’avais + de20 ans en 68! Aujourd’hui comme pas mal de copains et copines je suis un peu « troublée » mais je partage l’avis de Anne et je viendrai de ma douce Touraine le 18 à Paris .Je suis « insoumise » ! depuis déjà plus d’un an! Alors à samedi!

  9. mes utopies de 68 étaient celles d’un mec de 40 ans (j’ai donc vu le Front populaire défiler à mon âge de raison, et la bombe atomique depuis mes 15 ans) Et nous n’habitons ni Alep, ni le Venezuela, ni Dacca, ni Fukushima ni moi ni mes enfants et petits-enfants. . . Ce sont ceux-là qui comptent. Sartre à 42 ans parlait du « progrès piétinant de l’histoire », et que « la politique était la N é G A T I O N de l’histoire car elle table sur la division ».
    Alors , calmos !

  10. Je ne sais plus comment je me retrouve a recevoir votre lettre d information….mais en lisant votre dernier article je sais pourquoi maintenant ! Vous portez des valeurs humaniste !

    Se sont ces dernieres qui me poussent a avancer et a faire ce que je peux pour aider a construire une societe meilleur !

    J ai 37 ans…je n y crois plus non plus si on continu avec la democratie actuelle…mais j ai espoire que cela puisse changer…la France Insoumise est pour moi un espoire pour ce changement ! Je ne vote pas pour une personne mais bien pour des valeurs, une vision du monde auquel j aspire !

    Merci de tout coeur pour votre implication et votre combat !

  11. Bonjour Jean Luc, merci de ce courriel collectif.
    Voici ma contribution à cet échange. Ce que tu expliques tu n’es pas le seul à le ressentir, c’est bien la réalité. Je suis de 1956 et dans moins 2 ans je suis à la retraite. Je commence à préparer cette nouvelle période qui sera pour moi une deuxième vie et je vais essayer d’en profiter du mieux que je peux en reprenant des activités, hobbys que j’avais dû laisser tomber ayant eu une vie active particulièrement active. Je me considère de la génération 70, ayant vécu ma période de préadolescence / adolescence / jeune-adulte durant cette période (construction de ma vie en quelque-sorte). J’ai vécu en direct le début des barricades de 68 (baptême de mon petit frère chez ma grand-mère à Paris) – j’ai eu 18 ans en septembre 1974, 2 mois après le vote par le parlement de la majorité à 18 ans – le 10 mai 1981 j’étais Place de la Bastille (un moment inoubliable) et j’ai vécu dans la foulée le Ministère du Temps Libre (avec certaines grandes idées émanant du Front Populaire), à cette époque j’étais en formation continue pour préparer le CAPASE (Certificat d’Aptitude à la Promotion des Activités Socio-Educatives) et ensuite je suis passé au DEFA (en partie par équivalence). Je suis tombé dans la marmite de l’Education Populaire à l’âge de 16 ans comme animateur d’un club photo et radio au sein d’une Maison des Jeunes et de la Culture puis en Auberge de Jeunesse et très rapidement dans l’Economie Sociale et Solidaire, jusqu’à aujourd’hui (principalement dans la direction de Centre Social, Entreprise d’Insertion par l’Economique et Centre d’Hébergement d’Urgence des Restos du Cœur) dans le secteur associatif et Coopératif, militant et syndicaliste durant de très nombreuses années. Ceci pour dire que j’ai vécu une très belle « expérience de vie » de ce côté-là. Par ailleurs j’ai pu réaliser certains de mes rêves (même si ce n’est que partiellement) ce qui m’a valu entre entre-autre d’être lauréat national du Concours Talents de la Création d’Entreprise dans catégorie Economie Sociale et Solidaire en Territoire Rural dans le cadre d’une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). Aujourd’hui, je peux dire que je suis quelque désabusé par une partie de l’environnement actuel qui nous entoure (politique, violence, économique, etc etc…). En même temps il faut rebondir pour le futur de nos enfants, avoir de l’espérance, croire à un monde meilleur, faire sa part comme le Colibri. Et je termine en disant « Si tous les gars du monde se donnaient la main…! (en référence au film sur la solidarité des Radioamateurs). 73-51 au OMs et 88 aux YLs pour ceux qui connaissent le code Q employés par les Radio-Amateurs. Bon dimanche à tous. Patrice, dit Edelweiss.

  12. bonjour Jean Luc, toutes et tous

    je consacre ma retraite, depuis 1997 à une recherche sur l’élaboration du projet de retraite et la maîtrise du vieillissement dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.
    J’ai réalisé une petite vidéo adressée aux candidats, je ne suis pas pro, mais elle est sincère et dans ce temps ! ! !

    amitiés à toi , à toutes et tous

    Ne pouvant la transmettre par cette voie, je mets ma petite vidéo en doc joint si tu peux la diffuser … ou la garder pour toi .. c’est comme tu veux

    Pierre Caro
    retraité professionnel

  13. Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse. Je suis de gauche (communiste depuis 2013 et je soutiens Mélenchon aux présidentielles). J’ai 27 ans, un bac +4 en sciences humaines et sociales (mention Bien) et je suis en CDD à temps partiel. Tout ça, parce que dans ce monde du XXIe siècle, j’ai trop de qualifications pour certains métiers ingrats, pas assez d’expériences pour d’autres. Dans les deux cas, un jeune diplômé dans mon domaine ne peut espérer faire que professeur ou des petits boulots mal payés tout en comptant sur des parents qui n’ont pas toujours de gros moyens. Je dois donc me reposer parfois sur l’aide financière de ma grand-mère, bénéficiaire des Trente Glorieuses, qui se voit aider ses enfants et petits-enfants. C’est à la fois très désagréable pour moi et contraignant pour les proches.

    Ce monde perd la tête. Je peux difficilement en vouloir aux collègues qui votent Le Pen, même si je ne comprends pas la logique d’un tel vote. Les gens s’abstiennent ou votent FN par désespoir ou parce que, à force de bourrage de crâne, ils pensent sincèrement que le problème ce sont les étrangers ou l’Europe. Les problèmes sont multiples, à commencer par la Constitution, par la classe politique, par l’économie ultra-libérale, etc. La misère revient peu à peu, avec des familles devant dormir dans la rue ou les foyers. Une image de France d’avant guerre. L’ancien de ma famille, 84 ans, m’a affirmé que la misère a disparu dans les années 50. Elle revient à grande vitesse.

  14. Je suis tout à fait d’accord avec ton analyse, et je partage ou comprend celles exprimées dans les commentaires (surtout K)Je suis aussi de gauche mais je ne supporte plus les ténors.
    Pour ma part je pense (je crois) que Macron est le metteur en scène du scénario préparé et annoncé par les dominants du moment (le banques bien sur mais aussi les industriels etc enfin tous ceux qui se réunissent pour gouverner le monde sans se soucier ni des nations peuples gouvernements etc..)
    Les autres n’évoquent même pas la souveraineté monétaire perdue , ce qui est le nœud du problème-40 Milliards versés chaque année au privé pour l’intérêt de la dette du à la création monétaire- et empêchera toute marge de manœuvre.
    Au final si on regarde ce qui est arrivé à ceux qui s’opposaient aux banquier /fmi/multinationales, et prônaient sérieusement des valeurs de gauches, ou qui tentaient de résister on voit que 7 présidents Americains ont été assassinés avant que ne soit imposé la Fed, on voit Sankara, Kadafy, assassinés ou Mandela , Sipras, piégés ! Et d’autres ailleurs, en revanche lorsque les Americains (pas les gens, les dirigeants) on voulu faire leur coup d’état contre Chavez, ce sont les gens dans la rue qui l’ont fait échoué….
    Je pense moins à l’homme providentiel qu’a l’action citoyenne….
    On s’implique tous plus ou moins, Et je pense comme K.
    Il va falloir soutenir touces ces initiatives, redoubler de force et être plus nombreux.

    amicalement
    guy

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