DES GRATUITÉS INDISPENSABLES

Tout individu a le droit de vivre dignement, quel que soit son âge, son origine, son passé, sa santé, sa capacité à rendre service à la société et qu’il ait de l’argent ou pas. Vivre dignement, c’est avoir un toit et un espace suffisant pour sa famille, un lit, de l’eau potable et de la nourriture, de quoi se faire à manger, se laver, se soigner, se déplacer, avoir des relations sociales et de quoi s’enrichir culturellement.

Après un reportage sur la gratuité des transports publics à Aubagne, j’ai poursuivi une idée simple : si les bus peuvent être gratuits parce que la mobilité est un droit de base dans une société comme la nôtre ; si quelques collectivités ont déjà instauré la gratuité des premiers mètres cubes d’eau potable, si des villes ont décidé de rendre tous les musées ou les frais d’obsèque gratuits, alors pourquoi pas aussi le logement, les pâtes, les légumes, la santé, la Justice, l’école et tout ce qui est nécessaire, au minimum, pour vivre dignement et non survivre dans la précarité ?

C’est le moins que l’on puisse faire en attendant de mieux répartir la richesse produite par le travail de tous et donc de réduire vraiment les inégalités de revenu.

Finis les humiliants bons alimentaires. Finis les Restos du Cœur, les banques alimentaires et les épiceries « sociales » et « solidaires ». Finies les dames patronesses et les Fondations d’entreprise donnant de l’argent à des associations caritatives pour se donner bonne conscience et « optimiser » leur fiscalité. Finis les discriminantes réductions aux chômeurs, aux vieux et aux handicapés.

Nous avons tous droit à l’indispensable !

Verser une « allocation » aux inactifs, c’est les assister. Rendre gratuit pour tous ce qui est vital, c’est rendre justice, concrètement.

Devraient être gratuits  les transports en commun, les routes et le train pour aller travailler, l’eau potable, un toit et de l’énergie, Internet et le téléphone, les aliments et produits ménagers de base, l’éducation et la formation tout au long de la vie, le permis de conduire, la Justice, la santé, Les frais d’obsèques, quelques vêtements, la puériculture, La culture, la redevance télé et des loisirs culturels.

Si l’on additionne les valeurs de tout cela et qu’on le mensualise, on atteint aujourd’hui une somme d’environ 2 800 euros par mois, pour une famille de  4 personnes, deux adultes et deux adolescents, soit 700 euros chacun.

Ca relève donc de l’utopie parce que c’est parfaitement possible (nous en avons largement les moyens), mais que la mise en pratique suppose qu’auparavant, le pouvoir revienne entre le mains de la majorité de la population pour qu’elle puisse enfin profiter de la richesse qu’elle crée par son travail.

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7 réflexions sur “ DES GRATUITÉS INDISPENSABLES ”

  1. Pour toutes ces raisons la gratuité est une piste bien plus intéressante et réaliste que le fumeux « revenu universel ». J’ en ajouterai une, qui n’ est pas la plus insignifiante, c’ est qu’ elle s’ attaque directement au capitalisme. Je vous fais la version courte : ce mode de fonctionnement social ne distribue pas d’ argent et ne permet donc ni détournement ni placement ni profit.

  2. Augmentation générale des salaires, pensions et retraites.
    Impôts progressifs pour les plus riches et taxation des revenus financiers.
    Interdire les spéculations financières et rompre avec les paradis fiscaux et la commission de Bruxelles.
    Lorsque les salariés retrouveront des salaires décents et du travail, les services publics seront de qualités et modérément payants.

    1. Sauf que ces mesures ne remettent pas en cause le système capitaliste mais se contentent de l’ encadrer pour le rendre supportable aux dominés et les empêcher d’ essayer de s’ en débarrasser. Sauf qu’ on ne voit pas la relation avec la qualité des services ni ce qui peut justifier de les laisser payants, même « modérément », notion qu’ il faudrait définir et qui exclura toujours des gens tout en nécessitant une mise en œuvre complexe et donc coûteuse. Sauf surtout que ce catalogue n’ est pas applicable immédiatement puisqu’ il nécessite de s’ emparer d’ abord du pouvoir alors que la gratuité est applicable tout de suite et à tous les échelons.

    1. Gaspiller l’indispensable ? Les bus gratuits voient leur fréquentation augmenter, et donc l’utilisation de la voiture diminuer. Quel gaspillage ? Si la nourriture de base est gratuite, on la gaspillerait pour la donner à qui, puisque tout le monde y aurait droit ?
      Je ne vois pas bien…
      D’autre part, il ne s’agit pas de générosité, car il ne s’agit pas de don. Il s’agit d’une juste répartition des richesses produites par tous ceux qui peuvent travailler, comme aujourd’hui la Sécu ou les retraites. Trouvez-vous que le minimum vieillesse est généreux ?

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