Tous les articles par Jean-Luc Varin

Vidéo : tout le monde peut se saisir de ce formidable outil de communication

On l’a bien vu, au cours des derniers mois : avec un simple téléphone portable et un envoi sur Internet, on peut, en quelques secondes, informer le monde entier sur un tsunami ou une révolution naissante. Tous les journaux, même papier, ont des sites web sur lesquels ils placent des informations complémentaires, en vidéo, souvent. Et les journaux sur le web, sur les dossiers importants, alternent écrit, sons, vidéos. Il n’est pas aujourd’hui un parti politique, une association pour le développement durable ou une entreprise un peu innovante qui ne mette sur son site une ou plusieurs videos.

Sans devenir une grââânde âgence multimédias, l’agence Traverse va plus loin que les généralistes Rue 89 ou Médiapart. Avec son nouveau complice, le vidéaste Michel Bisson, nous avons décidé de relancer Solidair’tv , une télé sur le web consacrée à l’actualité sociale et solidaire.
L’ébauche que nous venons de mettre en ligne est alléchante, prometteuse, avec une série de décryptages sur la reprise d’entreprises par leurs salariés, à commencer par la tentative de création de Scop par les salariés de SeaFrance dont on ne connaît toujours pas l’issue.

Surtout, la vraie nouveauté est ailleurs. A partir des ateliers populaires de vidéos dont je décris le projet dans la rubrique ci-contre Des outils pour l’animation démocratique locale, nous allons permettre aux internautes membres de SolidaiR’TV de s’exprimer sur leur vie quotidienne ou sur leurs rêves, leurs utopies, leurs envies, leurs relations, leurs galères ou leurs bonheurs. La vidéo est aussi un mode d’écriture, un outil d’éducation populaire  d’une colossale richesse, désormais à la portée de toutes les bonnes volontés.

Allez-y, c’est ici : http://www.solidair.tv  et c’est gratuit pour l’instant. Bientôt, nous vous expliquerons que la gratuité est un leurre et que 3 € par mois à quelques milliers, procurera une indépendance, une liberté fantastique à ceux qui ont investi autant de temps dans la naissance de cette nouvelle web tv.

On se retrouve le mois prochain. Promis !

Un avenir économe et paisible

Heureux de vous retrouver sur ce tout nouveau blog ! Il faut changer, dit-on, il faut évoluer, renouveler les formules, sous peine de lasser et finalement de disparaître… Et je n’ai pas envie de disparaître ! Donc me voici sous une forme nouvelle pour vous dire ce que devient ma petite entreprise, ses chantiers et ses projets, avec la dizaine de professionnelles (Pourquoi le masculin devait-il toujours l’emporter ?) qui travaillent avec moi, chacun dans sa spécialité. Et justement, mon réseau s’est enrichi ces dernières semaines de trois individus spécialistes de la vidéo, de la formation et du web. D’où des chantiers nouveaux dont je ne tarderai pas à vous parler…

Ce qui ne bougera pas, c’est ma détermination à travailler pour les secteurs public, social et solidaire. D’abord, parce que je ne sais pas faire autrement, ensuite, parce que l’actualité nous démontre tous les jours avec l’évidence du nez au milieu de la figure que la coopération produit plus de richesses (pécuniaires et humaines) que la prédation, qu’il ne faut surtout pas abandonner l’intérêt général aux intérêts particuliers, et que si l’on ne veut pas que la civilisation occidentale poursuive sa décadence, il faudra bien qu’un jour les produits intérieurs bruts reviennent principalement à ceux qui les ont produits…

Je ne suis pas un militant de ce que l’on appelle l’Economie sociale et solidaire. On trouve dans l’ESS à boire et manger, des mutuelles qui se prennent pour des compagnies d’assurance, des coopératives qui ne jouent pas le jeu démocratique avec les consommateurs, des “entrepreneurs sociaux” qui veulent surtout faire du chiffre et des souverains pontifes qui organisent entre eux des États Généraux un peu pour se faire plaisir

L’avenir de nos territoires se trouvent dans la coopération permanente entre la collectivité nationale ou décentralisée et les acteurs économiques de petite taille et de proximité qui produisent dans les territoires, sans faire fortune, juste pour bien vivre. Voilà les germes du monde futur, économe et paisible, que j’aide autant que je peux et que Social-Planet accueille pour nous nous reconnaissions, enfin, d’une même culture.